2e billet
Au fil des lectures, j’ai pris conscience que les cours que j’ai préférées à titre d’étudiante faisaient appel à des approches actives (avec ou sans le numérique). Pourquoi alors est-ce que j’en intégrais si peu dans mes cours de didactique des mathématiques ? Pour être honnête, je ne le sais pas. Toutefois, je m’entends recommander à mes étudiants (Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire) de recourir à des approches actives (avec ou sans le numérique) pour l’enseignement des mathématiques. Comment se fait-il alors que j’en employais si peu ? Je ne peux pas plaider l’ignorance puisque je leur présente des exemples en plus. Ça m’a alors fait même penser au vieil adage «Faites ce que je dis, pas ce que je fais». Une fois la poussière retombée, je crois que l’apprentissage actif va de soi pour l’enseignement des mathématiques de mes étudiants et aussi de la didactique des mathématiques pour moi. Quant au critère « avec le numérique », je n’ai pas le choix pour la session d’automne 2020 à distance. Il faut donc que je me creuse les méninges pour en trouver.
J’ai l’impression de me retrouver devant un buffet d’approches actives avec le numérique et de ne pas savoir la ou lesquelles choisir. J’ai le vertige à me dire qu’il en existe surement d’autres. Lorsque je pense à mes étudiants, ils sont conseillés à travers leur matériel didactique sur des approches actives (avec ou sans le numérique) à utiliser en mathématique. Quant à moi, je n’ai pas le luxe d’avoir un article ou une livre qui m’indique les approches actives avec le numérique appropriées pour l’enseignement de la didactique des mathématiques. Certains pourraient penser que c’est une excellente nouvelle, moi ça me fait peur. Je vais donc m’appuyer sur ce que je connais, des variables didactiques (p. ex. l’objectif d’apprentissage, les conditions, les ressources disponibles, etc.), afin d’essayer quelques approches actives avec le numérique pour mes cours. J’ai l’impression que cela va être une série d’essai et d’erreurs malheureusement. Il est difficile de s’en réjouir, surtout que je vis assez mal avec l’échec. Le portrait peut paraître sombre, mais il y a une lumière au bout du tunnel. J’ai l’intention à travers l’approche SoTL de publier à la fin du programme un article afin de présenter des exemples pour mes collègues. J’aimerais qu’il constitue un point de départ d’éventuelles discussions avec mes collègues.
Sabrina
Sabrina
Très beau constat sur ces enseignants (dont vous et moi) qui sont des cordonniers mal chaussés ! Votre idée de buffet d'approches actives est pertinente et ce cours devrait justement vous permettre de faire des choix éclairés et cohérents. Il est évident que les essais-erreurs feront, ou font déjà, partis de votre cheminement. L'essentiel est de savoir en tirer profit. Je vous encourage à publier un article. L'équipe du Labo Relia qui est affilié au PCPUN peut vous accompagner à travers et après le PCPUN.
RépondreSupprimerEn effet, l’aspect « buffet » qu’offrent les technologies numériques a quelque chose d’angoissant : on a l’impression qu’il y aurait toujours mieux, qu’une autre technologie pourrait peut-être se révéler plus efficace, plus conviviale, etc. Sous ce rapport, le cours que nous sommes à suivre représente une sorte de mise à l’essai, d’appropriation de quelques-unes de ces technologies ; certaines semblent plus souples, moins contraignantes que d’autres. Je retiens de l’expérience que, dans un premier temps, la sobriété est sans doute la clé du succès. Quelques technologies simples devraient permettre au novice que je suis de bien gérer mon enseignement. Je plains un peu les titulaires du présent cours d’avoir à s’occuper de blogues, d’un wiki, d’un forum, des travaux déposés sur Moodle ; mais ils ont de l’expérience, je n’en ai pas.
RépondreSupprimerJe me félicite par ailleurs d’avoir suivi ce cours. Si j’avais suivi ma première impulsion, je serais allé suivre une formation sur les diverses technologies disponibles sans m’interroger au préalable sur ce que j’allais, ou pourrais, en faire. Certes, je ne serai pas dispensé de suivre une telle formation, mais j’ai maintenant une meilleure idée de ce qu’il me faut.
Buffet me semble presque un euphémisme... Que cela soit une excellente nouvelle ou une source de stress, les sources sont offertes dans le désordre. Elles ne répondent pas spécifiquement à un besoin précis, comme ceux que nous sommes amenés à définir pendant le cours. Nous devons d'abord définir nos besoins en fonction de la méthode — ou des méthodes — et des objectifs d'enseignement que nous privilégions. Ensuite seulement pouvons-nous choisir les meilleurs outils qui permettront d'utiliser les méthodes que nous privilégions et les objectifs que nous nous sommes fixés. La beauté de la chose est que l'éventail est si large qu'il est quasi impossible de ne pas trouver des outils qui nous conviennent.
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