Comment développer les compétences des professeurs / enseignants ? (DDD9661 - 1er billet)

Trois mois après la lecture du texte de Papi (2006), ce sont les compétences que doivent maîtriser le professeur[1]pour enseigner qui ont retenu mon attention[2]. Il m’apparaît possible de développer des compétences de professeur (p.ex. planifier, communiquer, etc.) en participant à des cours comme celui-ci ou en s’inscrivant à des formations (p.ex. J’enseigne à distancede la TÉLUQ). Comme cela a été pour moi, ce ne sont pas les études doctorales qui préparent à enseigner à l’université (Martin, 2010). Toutefois, pour vraiment développer les différentes compétences d’un professeur, je crois qu’il faut également être dans l’action. Je mets d’ailleurs à cette session en application le devis préliminaire d’une activité réalisé dans le cadre du cours DDD9651 : Formation à l’enseignement universitaire.

 

Dans ma pratique professionnelle, ces réflexions sur les compétences des professeurs sont doubles comptes tenus que j’enseigne à de futurs enseignants. Je me demande si mon enseignement permet aux futurs enseignants de développer leurs différentes compétences d’enseignant qui sont semblable à celles d’un professeur. Une approche souvent retenue en didactique des mathématiques est d’enseigner aux futurs enseignants comme on voudrait qu’ils enseignent les mathématiques soit par la résolution de problèmes. J’ai l’impression que cela permet aux futurs enseignants d’améliorer seulement leur compétence relative au savoir mathématique. Je me demande si cette façon de faire est également appropriée pour développer les autres compétences des enseignants. Il y a parfois un long délai entre mon cours et la mise en pratique au cours d’un stage. Je me questionne aussi quant à l’utilisation de ses « problèmes » par l’étudiant pour enseigner.

 

Je constate que je connais beaucoup la recherche sur la didactique des mathématiques, mais pas du tout celle comment enseigner à de futurs enseignants. Deux pistes me semblent intéressantes à explorer : les jeux de rôles (Lajoie, 2010) et les sketchs didactiques (Zazkis, Sinclair et Liljedahl, 2009).

 

Références

Lajoie, C. (2010). Les jeux de rôles : une place de choix dans la formation des maîtres du primaire en mathématique à l’UQAM. Dans L. Gattuso et J. Proulx (dir.), Formation des enseignants en mathématiques : tendances et perspectives actuelles(p. 101-113). Sherbrooke, Québec : Éditions du CRP. 

Martin, V. (2010). Le processus doctoral : je m’arrête ou je continue ? Dans J. Proulx (dir.), L’entrée du jeune chercheur dans le milieu de la recherche en didactique des mathématiques : Aléas, expérience et significations(p. 9-19).

Papi, C. (2016). De l’évolution du métier d’enseignant à distance. Revue STICEF23(1), 15-45. doi: DOI: 10.23709/sticef.23.1.1

Zazkis, R., Sinclair, N. et Liljedahl, P. (2014). Lesson Plays : Planning Teaching vs Teaching Planning. For the Learning of Mathematics29(1), 39-46.

 


[1]Afin de faciliter la lecture, j’emploie dans ce billet professeur pour parler d’une personne enseignante au collégial ou à l’université (ce qui inclus les chargés de cours) et enseignant pour parler d’une personne enseignante au primaire ou au secondaire (ce qui inclus l’adaptation scolaire).

[2]Je n’avais pas pris conscience que je lisais pour la deuxième fois le même texte. Ce n’est que rendu à la page 34 que je l’ai réalisé. Comme j’imprime mes textes pour les annoter, j’ai pu comparer les notes prises en cours de lectures.

Commentaires

  1. Bonjour,

    La problématique que vous soulevez est fort intéressante. Comment enseigner à des futurs enseignants? Comment s’assurer que leurs connaissances deviendront des compétences?

    À la lecture de votre billet, je constate que plusieurs phases du modèle ADDIE semblent présentes dans votre pratique professionnelle. L’analyse, la conception, le développement et l’implantation semblent être présents. Or, qu’en est-il de l’évaluation? Il me semble qu’un aspect important de votre questionnement pourrait être éclairé par la phase d’évaluation de ce modèle.

    L’évaluation consiste «à porter un jugement sur différentes dimensions (qualité, efficacité, etc.) du système d’apprentissage dans le but de l’améliorer (évaluation formative) ou de prendre une décision sur son adoption ou son retrait dans un milieu donné» (Basque, 2010). En effet, grâce à l’évaluation, vous pourriez porter un jugement sur l’efficacité de la formation que vous offrez sur le transfert des compétences de l’apprenant lors de ces stages ou de son entrée sur le milieu de travail (selon la temporalité des cours, des stages et de la diplomation).

    Peut-être est-ce la problématique sur laquelle vous travaillerez dans ce cours? Je vous invite à poursuivre cette réflexion et cette démarche fort intéressante, mais également fort importante dans votre pratique et dans la future pratique de vos étudiants!

    Catherine Ouellette

    Référence :
    Basque, J. (2010). Introduction à l’ingénierie pédagogique (4e éd.). Texte rédigé pour le cours en ligne TED 6312 Ingénierie pédagogique et technologies éducatives (ted6312.teluq.ca). Montréal, Canada : TÉLUQ. https://ted6313v2.teluq.ca/teluqDownload.php?file=2014/04/19_TED6313_Texte_Intro_IP.pdf

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